Esto lo traigo desde mi block de notas en Facebook:
Miguel Angel Quemain publicó en su página una nota del crítico francés Pierre Assouline donde describe una conferencia de Fuentes y sale decepcionado por parecerle muy oficialista.
http://www.facebook.com/profile.php?id=743068668#/profile.php?id=1534181668&v=app_2347471856&viewas=1482980177
Pero no es el único que tiene esa imagen. Esta crónica de otra conferencia, por el crítico de Le Monde Xavier Houssin, lo dice desde antes y de otra manera. También nos cuenta entusiasmado cómo le fue con Alberto Ruy, a quien entrevistó en otra conferencia en el Centro Pompidou. (Perdón por ponerla en francés, aquí mismo arriba la traduzco)
LES ALLES SIMPLES
Le Journal de Xavier Houssin
Lundi 16 mars. 16h10
J’ai mis la dernière main à ma rencontre de ce soir avec Alberto Ruy-Sanchez. Choisi les extraits des textes. Mis au propre mes notes. Francine à la BPI du Centre Pompidou voulait que l’on reçoive Carlos Fuentes. Je suis parvenu à la convaincre que ce n’était pas forcément le bon choix. Fuentes n’est plus qu’un « institutionnel » de la littérature mexicaine et je n’avais vraiment pas grand chose à lui demander. Pas sûr non plus qu’il en ait rien eu à dire. Le débat aurait été glacé. C’est Pascale, il y a longtemps, qui m’avait fait découvrir Ruy-Sanchez. Elle avait édité au Rocher Les visages de l’air, son premier livre traduit en français par Gabriel Iaculli, début d’une fresque ou d’un cycle sur Mogador, ville du sel et des rêves. Réinventée, reconstruite en arabesques. Cette ville devient avec lui un labyrinthe des sens. Chaque page est envahie d’une poésie charnelle et troublante. Bien loin du Mexique ? C’est paradoxalement le contraire. D’un côté l’autre de l’océan, les terres sont en miroir. Même eau. Même sable. Amélie est venue me rejoindre pour déjeuner. J’ai été acheter un paquet de fiches bristol pour mes questions. J’ai besoin de les écrire, de les recopier. Sinon, je suis perdu. Mes idées se dispersent, me quittent. Et c’est foutu.
Mardi 17 mars. 1h30
Beaucoup de monde à Beaubourg. Le débat s’est poursuivi bien au-delà de l’horaire prévu. J’avais juste croisé Alberto Ruy-Sanchez au Salon samedi. Nous n’avions rien préparé ensemble, mais en quelques courtes questions nous sommes entrés comme en correspondance pour croiser son univers. Un étonnant Tout où se mêlent la prédestination, la fidélité à l’enfance, les élans créatifs, les sensations. Vocation d’écrivain. Chaque fois j’y pense… Les histoires s’écrivent dans l’écho des singularités et des similitudes. Il a parlé de ses premières années près du désert de Sonora, de sa grand mère fantasque qui emportait la vie entière dans une paraphrénie baroque, de ses obsessions religieuses, de sa jeunesse à Paris. Et puis de Mogador, son territoire sensible. Etre toujours le même n’avance à rien. Dans ce jeu de miroirs sans cesse déplacés où nous vivons, le sens de toutes choses se transforme à chaque instant ; nous flottons en permanence comme des poissons, dans l’humeur changeante des autres, nous peuplons les têtes troublées, les songes de ceux qui nous détestent ou nous désirent. Tout change, de nuit en nuit, dans les silences opaques qui nous rattachent les uns aux autres. Le public, capturé, captivé, l’écoutait avec une frémissante attention. Ca a été un beau moment. Francine, après la recontre, nous a emmené dîner, Alberto, Margarita, sa femme, Amélie et moi et une poignée d’amis. Nous avons pu ainsi continuer de tisser la soirée. Petits nœuds d’existence, larges points communs. Embrassades. Nous nous sommes promis de nous revoir. A Mexico d’abord. Mais quand ? On va s'écrire...
http://libella.fr/buchet-chastel/auteurs/houssin/journal/index.php?post/2009/03/23/Lundi-16-mars-16h10
http://libella.fr/buchet-chastel/auteurs/houssin/journal/index.php?post/2009/03/23/Mardi-17-mars-1h30
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